le sens du vent


Parfois, le coeur en vrac, la valise se pose ou s’impose,

On part, on reste, le choix se fait du bout des doigts,

Bien souvent, la note du mot reste au fond de sa corde,

L’air insuffisamment puissant pour exprimer sa lâcheté de choix,

La porte s’entrouvre, et le vent s’engouffre, la ligne est sainte,

Lorsqu’elle illumine d’un trait jaune, l’horizon bleu, même s’il est le dernier,

Le coin du cube cogne le bois qui se referme derrière soi, reste les marches,

Jamais elles ne se montent, toujours elles se descendent, l’équilibre en cadence,

L’angoisse de rater l’avant-dernière, est une chimère de plus à cet état d’être,

Si lâche et si raisonnable, qu’au bout de la poignée de métal, les doigts se crispent,

Ils bouillonnent de l’intérieur, pulsent et chauffent, de cette facilité trop vite acceptée,

Le pas lourd et le crissement des gravillons accentue le poids de ce chemin sans cartes,

Surtout ne pas se détendre, c’est l’instant qu’il faut choisir sans regard en arrière,

Juste partir devant son ombre qui danse la valse de son temps et suivre son horizon,

Demain, il sera assez tôt pour créer la trace de la valise enfin posée à l’endroit de ses pas.

2 commentaires sur « le sens du vent »

    1. Toutes mes excuses pour cette réponse tardive. En effet c’est un texte hommage et prémonitoire dans le même temps que m’a inspiré ma maman. La subtilité est, dans cette valise qui cogne le bois de la porte qui se referme derrière soi. Derrière moi !
      J-3, je te tiens le clic….

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